Présentation, histoire En mémoire

En mémoire de Brigitte Braillon

Une voix qui manque, c’est le titre d’un ouvrage à paraître, en hommage à Jean Gattegno, annoncé au dernier Congrès de l’ABF. C’est aussi à ce congrès que j’ai appris la maladie , récente, de Brigitte. Triste et belle coïncidence... Brigitte apprécierait sans doute ce rapprochement, elle qui définissait la BDP de l’Oise comme une " BCP Gattegno ".

C’est au cours de l’aventure des " BCP 1982 ", que beaucoup d’entre nous l’ont rencontrée, appréciée.

Ce n’est pas ses qualités professionnelles , réelles, reconnues, que nous avons envie d’évoquer ici mais son caractère enjoué, dynamique, combatif, son amitié chaleureuse, ses emportements et ses enthousiasmes.

Sa disparition brutale nous bouleverse. Elle laisse un grand vide dans le monde des bibliothèques et en particulier dans les BDP.

Fidèle parmi les fidèles de l’ADBDP, elle y apportait son expérience bien sûr, mais aussi sa verve et sa bonne humeur , elle aimait à y " retrouver tous ses copains ". Le prochain Conseil d’Administration sera bien triste sans elle. Nous n’observerons pas une minute de silence, ça ne lui ressemblerait pas. Une minute de rires et de bavardage serait plus conforme à son caractère, mais le coeur n’y sera pas...

Nos pensées attristées accompagnent sa famille, qui lui était si chère et son équipe.

Martine Blanchard
Présidente de l’ADBDP

Brigitte Braillon, conservateur en chef, directrice de la Bibliothèque Départementale de l’Oise (BDO) et vice-présidente de l’Association des Directeurs de Bibliothèques Départementales de Prêt (ADBDP), est morte jeudi 10 juin 1999, à l’hôpital de Beauvais.

Brigitte Braillon est née le 4 décembre 1942 à Chartres. Après avoir tenté l’agrégation d’allemand, elle entre à l’Ecole Nationale Supérieure de Bibliothécaires (ENSB), en 1968. Elle en ressort directrice de la Bibliothèque Universitaire d’Amiens, le 1er novembre 1969. Le 1er décembre 1972, elle obtient sa mutation pour la Bibliothèque Publique d’Information, à Beaubourg, où elle restera dix ans.

Le 1er mars 1982, elle est nommée directrice de la Bibliothèque Centrale de Prêt (BCP) de l’Oise, à Beauvais. Elle est chargée de créer cet établissement, qui fait partie des fameuses 17 "BCP Gattegno". Elle participe activement au projet Libra, catalogue collectif des BCP.

En octobre 1987, elle participe à la fondation de l’ADBDP, dont elle sera une vice-présidente active. Elle a notamment été l’organisatrice des journées d’étude de Beauvais, en novembre 1989 et de l’exposition sur le cinquantenaire des BCP, en 1995. Les fournisseurs des BDP se souviendront longtemps d’elle comme l’ambassadrice du Guide des BDP, qui, depuis 1990, les sollicitait par téléphone et dans les cocktails pour leur vendre des pages de publicité. Ses dernières activités au titre de l’Association auront été la participation au voyage d’étude en Finlande, en septembre 1998, se chargeant de la traduction anglaise et de la bonne humeur et aux journées d’étude de Poitiers, en novembre 1998, où, nouvelle internaute enthousiaste, elle était venu avec deux emplois-jeunes, animateurs multimédias à la BDO.

Brigitte Braillon était chevalier dans l’ordre des palmes académiques et dans l’ordre des arts et lettres.

En mémoire de Jean-Pierre Jacquet

Jean-Pierre Jacquet nous a quitté mardi 10 juin 2008 des suites d’une longue maladie. Jean-Pierre Jacquet a été directeur de la BDP de Haute-Vienne et membre du Bureau de l’ADBDP, avant de rejoindre le SCD de la BU de Limoges.

 

Jean-Pierre, je me souviens…

Je me souviens qu’il n’a pas été besoin de bien se connaître pour se reconnaître.

Je me souviens qu’il a suffi de quelques prises de paroles lors de réunions à la BDP de la Haute-Vienne, ou à l’Agence Limousine de COopération pour le Livre (ALCOL), pour que naisse rapidement une forme de complicité tacite. Je me souviens également que nous partagions les mêmes silences, les mêmes non-dits mais aussi les mêmes colères. Je me souviens de l’engagement de Jean-Pierre, de sa militance, de sa diplomatie, de la qualité de ses relations avec élus et décideurs, de la défense efficace de ses convictions.

Je me souviens du respect de ses collègues à son égard. Je me souviens qu’au milieu des débats professionnels qui agitaient parfois les bibliothécaires, il restait très justement lucide face aux réalités sociales. Je me souviens que Jean-Pierre allait à l’essentiel. Je me souviens de sa moustache.

Je me souviens de son départ de la BDP pour le SCD de l’Université de Limoges, des manifestations d’estime voire d’amitié de ses collègues. Je me souviens de son sourire et de son humilité voire de sa pudeur. Je me souviens de sa sensibilité à la peinture.

Je me souviens des ennuis de santé, de la cigarette qu’il a fallu écraser. Je me souviens de l’émotion des défilés de mai 2002 et du visage de Jean-Pierre. Je me souviens d’une cassolette de rognons de veau et du projet de portail Internet mariant les catalogues du SCD et de la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges (en cours de développement).

Je me souviens d’interrogations communes, tant professionnelles que politiques, lors d’une rencontre avec un ancien Premier ministre qui faisait un tour de France préélectoral. Je me souviens du Congrès de l’ADBU en septembre 2003 à Limoges et de la nouvelle et magnifique Bibliothèque de droit.

Je me souviens de son sourire à nouveau et de ses encouragements, encore complices, lors de mon pot de départ pour la Gironde. Je me souviens de son exigence professionnelle. Je me souviens d’une inauguration de bibliobus. Je me souviens de son humanité de chaque instant. Je me souviens avoir regretté n’avoir que trop peu échangé sur son expérience de « bdpiste ».

Je me souviens que le temps est passé vite. Je me souviens que Jean-Pierre poursuivrait son engagement pour le livre et la culture au sein d’ALCOL une fois à la retraite. Je me souviens que nous nous estimions l’un l’autre sans se l’être réellement jamais dit.

Je me souviens qu’il n’a pas été besoin de bien se connaître pour se reconnaître.

Jean-Pierre, je me souviens… et conserve précieusement ton amitié.

Alain Duperrier

En mémoire de Marguerite Untersteller

Marguerite-Marie Untersteller nous a quittés le 30 novembre 2000 à l’âge de 66 ans.

Initiée à la lecture publique par René Fillet, directeur de la BCP d’Indre et Loire, elle avait été nommée en décembre 1962 à la direction de la BCP du Bas-Rhin. Elle y restera pendant 34 ans " la durée d’une carrière "

Marguerite-Marie Untersteller portait un intérêt profond et constant à la lecture publique en milieu rural dont elle s’efforçait de connaître tous les aspects.

Mais ce qu’il convient de retenir avant tout, c’est la capacité quelle avait d’anticiper les mouvements, les évolutions de la société et notamment ceux du monde rural.

Elle avait sans doute compris parmi les premiers l’importance du prêt direct qu’elle avait mis en pratique dans le Bas-Rhin dès 1967. Elle avait été également un des premiers professionnels à vouloir repenser les mécanismes du développement culturel dans les campagnes ; c’est ainsi que dès 1986 elle avait décidé de faire évoluer le territoire départemental vers le développement d’un réseau de petites bibliothèques dans les communes.

Les mérites de Marguerite-Marie Untersteller avaient été reconnus par sa nomination au grade de chevalier de la Légion d’honneur.

André Hincker
Directeur de la BDP du Bas-Rhin

En mémoire de Martine Blanchard

Paris, le 21 février 2005

C¹est avec une profonde tristesse que le ministère de la culture et de la communication a appris le décès, survenu dans la soirée du dimanche 20 février 2005, de Madame Martine Blanchard, à la suite d¹une longue maladie, dans sa cinquante-cinquième année.

Personnalité unanimement respectée et appréciée, Martine Blanchard a accompli un parcours professionnel exemplaire. Employée non titulaire à la bibliothèque municipale d¹Orléans (1971), elle obtient le concours de sous-bibliothécaire en 1972, et passe un an à la BCP du Loiret. C¹est la naissance d¹une vocation : après sa scolarité à l¹ENSB, titularisée conservateur, elle occupe les fonctions d¹adjointe à la directrice de la BCP des Yvelines de 1974 à 1982. Elle prend ensuite la direction de la BCP d¹Eure-et-Loir, service qu¹elle crée et développe jusqu¹en 2001, année où elle rejoint la DLL comme chef du bureau des bibliothèques territoriales et est promue conservateur général ; elle conduit d¹importants dossiers, comme celui de la réforme du concours particulier. De 1997 à 2001, elle préside avec talent l¹Association des directeurs de bibliothèques départementales de prêt.

De Martine Blanchard, l¹ensemble de ceux qui l¹ont connue garderont le souvenir d¹une fonctionnaire rigoureuse, animée par la conviction que le développement de la lecture publique est le socle d¹un service public culturel, mais aussi d¹une collègue souriante et attachante, qui savait également consacrer le temps nécessaire à sa famille, et à ses passions, la plongée sous-marine et le jardinage.
Renaud Donnedieu de Vabres, Ministre de la lecture et de la communication, moi-même et l¹ensemble des personnels de la DLL nous nous associons à la douleur de sa famille et de son compagnon.

Eric GROSS
Directeur du livre et de la lecture