Circulaire DLL 6 N°85-47 du 1er août 1985

Ministère de la Culture
Direction du Livre et de la Lecture
Service des Bibliothèques Publiques
Réf. DLL6 N°85-47 du 1er août 1985

 

Le Ministre de la Culture
à
Messieurs les Commissaires de la République des Régions et Départements
Madame et Messieurs les Directeurs régionaux des affaires culturelles
Mesdames et Messieurs les Directeurs des bibliothèques centrales de prêt

OBJET : Missions, moyens et fonctionnement des bibliothèques centrales de prêt.

La circulaire DL6 n° 1705 du 17 juillet 1978 définit dans ses grandes lignes la mission et les objectifs des bibliothèques centrales de prêt. Elle rappelle en particulier que les BCP ont vocation à desservir l’ensemble de la population des petites communes et enjoint les services privilégiant la desserte des établissements scolaires de s’en dégager progressivement. Si un infléchissement positif a été constaté depuis 1978, cette circulaire reste néanmoins d’actualité et doit continuer à être appliquée.

Le développement sans précédent des BCP, depuis quelques années grâce à l’effort conjugué de l’Etat et des départements, la modernisation des services, le bilan qu’il est d’ores et déjà possible de tirer d’expériences récentes et la perspective du prochain transfert aux départements me conduisent toutefois à vous adresser une dernière circulaire d’ensemble relative aux missions des BCP, à leurs moyens, aux modalités de leur action, et à leur rôle dans la coopération entre bibliothèques. Cette circulaire doit constituer l’axe du travail des BCP, d’ici à la fin de l’année et être un document de référence dans les discussions qui sont déjà engagées avec de nombreux départements en vue du transfert de ces services.

I. Missions

Les bibliothèques centrales de prêt des départements ont été créées en 1945 (ordonnance du 2 novembre 1945) pour tenir compte d’une réalité administrative et démographique particulière à la France : la dispersion d’une partie importante de la population dans une multitude de petites communes disposant de ce fait de moyens limités et étant dans l’incapacité de financer un service de lecture publique.

Si le mode de fonctionnement des bibliothèques centrales de prêt est commandé par la dispersion du public à desservir, ces services n’en constituent pas moins des bibliothèques publiques à part entière au regard de leur mission de base et des principes généraux qui président à leur activité :

1) Comme l’ensemble des bibliothèques publiques, les BCP collectent, traitent et communiquent tous les types de documents nécessaires aux loisirs, à l’information, à la formation et à la culture du public. Le public desservi par les BCP est celui qui habite ou fréquente, même occasionnellement, les communes de moins de 10 000 habitants. Comme vous le savez, ce seuil d’intervention avait été initialement fixé à 15 000 habitants (1945) , puis porté à 20 000 habitants (1968). Compte tenu des mutations sociologiques qu’a connues notre pays depuis deux décennies et de la capacité, maintes fois vérifiée, des communes de 10 à 20 000 habitants de créer leur propre bibliothèque municipale, j’ai demandé à plusieurs reprises aux BCP de desservir de façon privilégiée les communes de moins de 10 000 habitants et de favoriser la création de structures municipales dans les commues plus peuplées. Cette orientation doit être poursuivie et accentuée.

2) Les principes généraux qui président au fonctionnement des BCP sont ceux de tout service public de la lecture, notamment :

- l’accessibilité des collections, garantie par la généralisation du libre accès dans les dépôts, bibliothèques-relais ou bibliobus de prêt direct et par l’instauration d’horaires adaptés aux conditions de vie et de travail de la population desservie ;

- la continuité du service, qui interdit de fermer celui-ci pendant une période prolongée et doit conduire à établir le calendrier des tournées dans le cadre de l’année civile et non plus de l’année scolaire .

- l’égalité des usagers devant le service public, qui doit conduire à ne privilégier aucune catégorie de lecteurs par rapport à d’autres, d’une part, et à développer une action spécifique en direction des publics particuliers (minorités culturelles) ou défavorisés (handicapés, malades, prisonniers, etc. ), d’autre part ;

- gratuité pour l’usager ou acquittement d’un droit annuel de montant modeste. Il est naturel en revanche que les communes bénéficiaires des services de la BCP contribuent financièrement à son fonctionnement.

II. Moyens

Pour assurer leur mission, les bibliothèques centrales de prêt disposent des moyens suivants :

1) Personnel . Il est nécessaire, pour le bon fonctionnement d’une bibliothèque centrale de prêt, qu’un nombre suffisant d’agents lui soit affecté : conservateurs, bibliothécaires-adjoints, magasiniers de service de bibliobus et de service général, ouvriers professionnels, personnel administratif, la proportion des emplois de catégorie A et B (conservateurs et bibliothécaires-adjoints) devant être de l’ordre de 40 à 50 %.

Nommés et rémunérés par l’Etat, les conservateurs, qui resteront fonctionnaires de l’Etat après la décentralisation, ont seuls vocation à exercer la direction des bibliothèques centrales de prêt et à en constituer l’encadrement. Leur formation, leur connaissance de la situation de la lecture et des bibliothèques dans le département où ils exercent, les relations privilégiées qu’ils entretiennent avec les différents partenaires culturels et éducatifs en feront tout naturellement les conseillers des Présidents des Conseils Généraux en matière de lecture publique, chargés de concevoir, proposer et mettre en oeuvre la politique de lecture du département.

2) Bâtiments. Selon l’étendue et la configuration des départements, l’ensemble du réseau de lecture publique peut s’articuler autour de la seule centrale ou au contraire se ramifier autour d’une ou plusieurs annexes.

a) Centrales. Les centrales construites récemment ont une surface de 1 400 m² en moyenne. Elles comportent essentiellement un magasin à livres, un hall d’entrée, des bureaux, une salle polyvalente, des ateliers et un garage. Tout le travail interne de la bibliothèque y est effectué : circuit du livre, gestion des tournées, préparation des animations, gestion administrative et financière de l’établissement.

Située en général au chef-lieu du département ou dans une commune limitrophe, la BCP n’accueille pas de lecteurs dans ses locaux, qui ne sont d’ailleurs pas conçus à cet effet. En revanche, elle est amenée à y recevoir tous ceux qui, dans le département, participent à la diffusion du livre et au développement de la lecture et lui servent de relais sur le plan local, et à y organiser des manifestations diverses : expositions, animations, réunions, conférences, stages.

L’accès direct aux magasins des bibliothécaires communaux et des dépositaires ne doit être envisagé qu’avec discernement. En aucun cas, cette mesure ne doit favoriser les communes proches au détriment des communes éloignées.

b) Annexes. Pour abréger les distances parcourues par les bibliobus, et améliorer ainsi le service rendu au lecteur, des annexes ont été créées dans certains départements. Deux cas peuvent se présenter :

  • soit l’annexe est située dans une commune qui n’a pas vocation à être desservie par la BCP Il ne saurait alors être question de l’ouvrir au public ;
  • soit l’annexe est située dans une commune ayant vocation à être desservie par la bibliothèque centrale de prêt, tout particulièrement dans une commune de moins de 5 000 habitants dépourvue de bibliothèque municipale. Il est alors tout à fait concevable qu’elle joue le rôle d’une bibliothèque municipale ou d’une bibliothèque cantonale, à condition que la surface et la disposition des locaux et l’effectif du personnel le permettent. Dans tous les cas, la commune concernée devra s’associer au fonctionnement de la bibliothèque, en fournissant les locaux, en assurant leur chauffage et leur entretien, en attribuant un crédit annuel de fonctionnement ou en mettant un ou plusieurs agents à la disposition de la BCP. Les modalités de fonctionnement retenues doivent faire l’objet d’une convention.

3) Véhicules. Les bibliothèques centrales de prêt fonctionnent grâce à un parc de véhicules diversifié :

  • Les bibliobus sont les outils essentiels des bibliothèques centrales de prêt. Les bibliobus destinés au seul transport de livres ont été supprimés voilà quelques années.

Ils sont désormais conçus comme de véritables bibliothèques mobiles. Aménagés sur des châssis fournis par un constructeur automobile, et pourvus de moteurs diesel, ils sont équipés de rayonnages permettant la présentation en libre accès de2500 à 3000 volumes (l’expérience ayant montré qu’en dessous de ces chiffres il n’est pas possible de proposer un choix de livres suffisant pour tous les publics), de bacs pour les albums et les disques, de présentoirs pour les périodiques et les cassettes, d’un ou deux bureaux de prêt, éventuellement de vitrines d’expositions extérieures.

Toutefois, dans certains départements, le relief et le réseau routier nécessitent l’emploi de véhicules plus petits (capacité 2 000 volumes environ).

  • Les fourgonnettes (une par implantation). Elles sont utilisées dans la vie courante du service, pour le transport de matériel (animations, mobilier) et, de plus en plus, pour les déplacements des conservateurs et des bibliothécaires-adjoints dans les bibliothèques et les dépôts.
  • Des camionnettes ont déjà été attribuées à quelques bibliothèques centrales de prêt, soit en fonction de projets d’utilisation précis (musibus, artobus), soit pour le transport d’expositions d’une certaine importance.

4) Collections. Comme les collections de l’ensemble des bibliothèques publiques, celles des BCP, doivent répondre en nombre, en diversité et en qualité aux besoins généraux et particuliers du public. Elles doivent être régulièrement renouvelées et tenues à jour. Elles doivent être représentatives de tous les courants d’opinions. Il convient également de respecter une juste proportion entre les collections pour adultes et les collections pour enfants, et de porter une attention particulière aux besoins, documentaires et autres, des publics spécifiques.

Les collections des BCP sont multimédia, et comprennent des documents sur tous types de supports : livres, périodiques, disques et cassettes, documents photographiques et audiovisuels, affiches, cartes, plans, etc. . .

La conservation du patrimoine ne fait pas partie des missions des BCP. Toutefois, en raison de l’intérêt grandissant porté par les usagers aux documents d’intérêt local, de nombreuses BCP ont constitué des fonds locaux à partir de la production éditoriale courante, de "reprints" et aussi d’ouvrages d’occasion plus ou moins anciens et/ou rares. Je ne suis pas opposé à ce type d’initiative, notamment lorsqu’il n’existe pas de fonds locaux dans d’autres bibliothèques du département et dès lors que la BCP dispose de moyens de fonctionnement suffisants.

Dans ce cas, ces fonds doivent être conservés et mis en valeur dans les conditions requises.

III. La Desserte

Pour atteindre le public partout où il se trouve, à l’endroit et au moment où il est disponible, les bibliothèques centrales de prêt mettent en oeuvre des moyens d’action qui diffèrent selon le public concerné (tous publics ou publics particuliers), la taille de la commune et les structures de lecture publique éventuellement existantes. Je traiterai à part de la desserte de l’école, qui a soulevé et soulève encore nombre de problèmes.

1) La desserte tous publics

Deux principes me semblent devoir être réaffirmés :

  • La desserte du public s’effectuant dans le cadre de la commune, il me paraît indispensable que la municipalité soit l’interlocuteur naturel et privilégié de la BCP. Dans toute la mesure du possible, une convention portant sur les engagements réciproques de la commune et de la BCP doit être signée, cette convention précise, chaque fois que cela est possible, le montant de la contribution financière de la municipalité au fonctionnement de la BCP.
  • Le mode de desserte retenu devra rendre au lecteur un service aussi proche que possible de celui que lui offrirait une bibliothèque municipale,

Les communes sont desservies soit par dépôt, soit par prêt direct.

a) Le prêt par dépôt :

Dans ce système, la BCP dépose, à intervalles réguliers, une certaine quantité de documents qui sont choisis dans le bibliobus par le responsable du dépôt. Le dépôt de caisses de livres préparées à l’avance par le personnel de la bibliothèque doit être abandonné là où il est encore en vigueur et n’est plus justifié que dans quelques cas très particuliers (desserte des îles en métropole et dans les DOM, par exemple).

Les livres sont déposés, selon les cas, dans les bibliothèques municipales, dans les relais-bibliothèques, ou dans de simples dépôts et sont ensuite prêtés au public par le responsable du service en question. Les collections déposées sont renouvelées à intervalles réguliers, au minimum 4 fois par an. A côté des dépôts temporaires et renouvelables de livres, j’ai encouragé depuis plusieurs années particulièrement en 1984 et 1985, par l’attribution de crédits spécifiques - les dépôts permanents d’usuels, d’ouvrages de référence et de fonds de base lorsque les structures existantes (BM et relais bibliothèques) sont en mesure de les mettre à disposition du public dans de bonnes conditions, cette politique doit être poursuivie. Ainsi que l’indiquait la circulaire du Directeur du Livre du 17 juillet 1978, il convient de n’effectuer dans les communes - sauf cas exceptionnel - qu’un seul dépôt, important, de livres pour tous publics, et donc de regrouper les dépôts, lorsqu’il en existe plusieurs, cette orientation devra être mieux respectée qu’elle ne l’a été jusqu’à présent, et poursuivie de manière accélérée.

- Les bibliothèques municipales. Partout où la collectivité territoriale en a les moyens, la BCP encourage la création d’une bibliothèque municipale créée par arrêté municipal, installée dans un local qui lui est exclusivement réservé, possédant un fonds propre, disposant d’une ligne budgétaire et dirigée par un agent qualifié. L’accroissement spectaculaire, ces dernières années, du nombre de bibliothèques municipales dans les communes dont la population est comprise entre 5 000 et 10 000hab. est à cet égard extrêmement positif. Ce mouvement doit être poursuivi et encouragé.

L’aide de la BCP à ces petites bibliothèques municipales sera naturellement modulée en fonction de l’importance de la population des communes concernées : elle sera limitée aux ouvrages coùteux ou à rotation lente dans les plus grandes communes, elle sera plus importante dans le cas des plus petites communes grâce au dépôt d’un complément de documents appropriés.

En ce qui concerne les villes de plus de 10 000 habitants encore dépourvues de bibliothèque municipale, il entre dans les missions de la BCP d’encourager de façon résolue la création de services de ce type.

- Les relais-bibliothèques. Préfiguration d’une bibliothèque municipale lorsque la taille de la commune permet de penser qu’un tel service pourra à terme y être créé, organisation idéale du dépôt dans les autres cas, le relais-bibliothèque :

  • est installé dans un local communal exclusivement réservé à cet usage, meublé de manière adéquate afin de permettre la présentation des livres en libre accès et la consultation sur place.
  • est ouvert à tous les publics au minimum 2 fois par semaine.
  • est placé sous la responsabilité d’une ou plusieurs personnes salariées ou bénévoles, ayant reçu de la BCP une formation élémentaire et capables de gérer la bibliothèque et de rendre compte de son activité, notamment par la tenue régulière de statistiques.
  • bénéficie d’un dépôt régulièrement renouvelé dans les conditions énoncées plus haut, ainsi que d’un dépôt permanent.
  • fonctionne selon un règlement approuvé par le Conseil municipal.

Je sais que, grâce au dynamisme des bibliothèques centrales de prêt et à la possibilité pour ces services de consentir es prêts de longue durée de mobilier, de nombreux dépôt sont pu être transformés en relais-bibliothèques touchant un public élargi. Je m’en félicite vivement.

- Les dépôts. Dans les communes où il n’existe ni bibliothèque municipale ni relais-bibliothèque, les collections de la BCP sont mises à la disposition du public dans de simples dépôts, installés dans des lieux divers : mairies, écoles, bureaux de poste, établissements culturels.

- La gestion des bibliothèques et des dépôts. Il convient bien entendu de privilégier dans tous les cas la gestion municipale directe, qui représente un engagement durable de la commune vis à vis de sa bibliothèque. Dans l’hypothèse où la gestion associative serait retenue, vous veillerez à ce que la commune et l’association gestionnaire passent une convention écrite précisant leurs engagements réciproques.

b) Le prêt direct

Dans ce système, le public a directement accès au bibliobus qui stationne plusieurs heures, au moins une fois par mois, à des emplacements convenablement choisis.

Lancé de manière expérimentale dans un petit nombre de départements en 1968, le prêt direct est actuellement pratiqué, à des degrés divers, dans une trentaine de départements.

Ce mode de prêt, qui présente des avantages certains :

  • contact direct entre les bibliothécaires et le public,
  • accès direct du public à un fonds souvent plus important que dans les dépôts ;

révèle à l’usage des inconvénients qu’il importe de ne pas méconnaître. En effet, il présente pour le lecteur plus de contraintes qu’un dépôt ouvert plusieurs heures par semaine, et n’offre pas de possibilité de consultation sur place, ni d’animation. Par ailleurs, il demande des moyens en véhicules et en personnel plus importants que le prêt par dépôt.

Pour ces raisons, la desserte par prêt direct doit concerner au premier chef les très petites communes (moins de 1500 habitants) dans lesquelles il n’a pas été possible de trouver un local et/ou un dépositaire. Elle doit être remplacée parla desserte par dépôt dès que les conditions de celle-ci sont réunies. Elle peut cependant être utilisée en préfiguration d’un relais-bibliothèque dans des communes plus importantes, dès lors qu’il y a un engagement de la commune de mettre en place à bref délai un service de lecture publique.

2) La desserte des publics spécifiques

Dans le cadre d’une politique générale de développement et d’extension de la lecture, la bibliothèque centrale de prêta vocation, dans les communes qui relèvent de son champ d’activité, à desservir les publics spécifiques que leur situation, pour des raisons diverses, tient à l’écart des services de lecture publique, et à mettre en place, à leur intention, les modes de desserte, es types de documents, et l’action culturelle appropriés. Il importe en conséquence de desservir :

a) Les nouveaux lieux : hôpitaux et centres de soins, prisons casernes. Le public de ces divers établissements, qui se caractérise par sa situation de plus ou moins grand isolement ou enfermement, doit pouvoir bénéficier, en accord avec les administrations de tutelle concernées, d’une desserte particulière sur place, soit par dépôt, soit par prêt direct.

b) Les nouveaux publics : handicapés (aveugles, mal-voyants, handicapés moteurs), minorités ethniques et linguistiques(immigrés, communautés culturelles), publics défavorisés(personnes qui ne peuvent pas se déplacer, quart-monde) doivent se voir proposer :

  • les documents adaptés à leurs besoins : livres en gros caractères, en braille, en langues étrangères, cassettes sonores, voire outils de lecture ;
  • le cas échéant, si les moyens de la BCP en personnel le permettent, et éventuellement en collaboration avec d’autres partenaires, des modes de desserte originaux et appropriés : distribution de documents à domicile, bibliothèques de rues.

J’attire votre attention sur le fait que seule la desserte, de publics spécifiques justifie la présence dans une commune (à côté d’un dépôt ou d’un prêt direct "tous publics", qui doit, en règle générale , comme je l’ai dit plus haut, être unique) d’un ou plusieurs dépôts et/ou prêts directs. La desserte des autres collectivités(maisons de jeunes, foyers, associations diverses...) doit être assurée dans tous les cas depuis la bibliothèque municipale, le relais-bibliothèque u le dépôt en service dans la commune.

3) La question de l’école

Un certain nombre de bibliothèques centrales de prêt, et notamment les plus anciennes, sont encore très liées au système scolaire et en particulier à l’école primaire.

Les raisons de ce phénomène sont connues, En effet, pendant 30 ans (1945-1975), les BCP ont relevé du Ministère de l’Education nationale (Direction des bibliothèques et de la lecture publique). Par ailleurs, lors de la création des premiers services, les dépôts étaient pratiquement toujours situés dans l’école (elle-même souvent installée dans la mairie) et confiés à la seule personne à la fois volontaire et compétente, l’instituteur (lui-même souvent chargé d’assurer le. secrétariat de la mairie). En outre, par circulaire en date du 22 février 1968, le Directeur des bibliothèques et de la lecture publique a lancé l’expérience du prêt direct non seulement en direction du public des adultes mais aussi en direction du public scolaire.

Afin de rééquilibrer l’action des BCP, qui, dans de très nombreux cas, n’étaient plus que des services auxiliaires à l’école primaire et avaient failli à leur mission d’origine, à savoir la desserte de l’ensemble du public des petites communes, la Direction du Livre a, par circulaire en date du 17 juillet 1978, demandé aux services de se désengager puissamment de l’école et de redéployer leurs moyens en direction de tous les publics potentiels. Les instructions données dans cette circulaire ont été inégalement suivies. Si plusieurs BCP ont entièrement restructuré leur réseau de desserte et si les services récemment créés ont bâti le leur à partir d’un dépôt communal unique, situé de préférence en dehors de l’école, je déplore très vivement que certaines BCP n’aient pas appliqué les directives qui leur ont été données en cette matière.

Il me paraît donc indispensable d’énoncer à nouveau des instructions à ce sujet, tant en ce qui concerne le prêt par dépôt que le prêt direct, et je vous demande instamment de veiller à leur exécution (Plusieurs d’entre vous m’ont interrogé sur l’opportunité de la desserte, par la BCP, des Bibliothèques centres-documentaires qui se créent un peu partout actuellement. Je tiens à vous préciser qu’une expérience conjointe Culture-Education nationale a été lancée pour l’année scolaire1984-1985 dans quatre académies : Créteil, Grenoble, Lyon, Poitiers. Les conclusions qui en seront prochainement tirées seront portées à votre connaissance, étant bien entendu que cette expérience ne saurait en aucun cas remettre en cause les orientations de la présente circulaire. )

a) Le prêt par dépôt

En 1983, 61 % des dépôts (tous publics et publics particuliers)étaient encore installés dans des établissements scolaires, contre 66 % en 1978,

- Les dépôts tous publics dans les établissements scolaires. Les inconvénients de l’installation des dépôts tous publics dans les établissements scolaires ont été maintes fois énumérés :

  • Leur ouverture est la plupart du temps liée au rythme scolaire :ils sont donc fermés aux adultes actifs pendant leurs heures de loisirs, et fermés à l’ensemble de la population, adultes et enfants, pendant les vacances scolaires.
  • La nature même des locaux scolaires empêche la transformation de ces dépôts en relais-bibliothèques aménagés e manière à permettre la présentation des collections n libre accès, la lecture sur place, etc. . .
  • L’instituteur dépositaire a tendance à limiter son fonds de livres pour adultes ou en tout cas à ne pas le promouvoir. Par ailleurs, le choix des livres pour les enfants est trop souvent fonction du seul projet pédagogique des enseignants,
  • Les enfants qui n’ont fréquenté qu’un dépôt scolaire perdent plus facilement l’habitude de la lecture lorsqu’ils quittent l’école primaire que ceux qui ont eu l’habitude de se rendre dans une bibliothèque individuellement et/ou sous la conduite de leur maître. .

Pour toutes ces raisons, le dépôt "tous publics" effectué à l’école a trop souvent tendance à devenir un dépôt "enfants" - inaccessible de surcroît pendant les vacances - quand il ne se transforme pas en bibliothèque de classe. )

Il convient donc d’éviter d’installer le dépôt de livres "tous publics" à l’école, et, lorsqu’il y est depuis longtemps, de le transférer dès que possible dans un autre lieu public capable de devenir un véritable "relais-bibliothèque". Je n’ignore certes pas que, dans certaines très petites communes, il est parfois très difficile de trouver un autre lieu de dépôt. Il vous incombe dans ce cas de veiller à ce que les adultes y aient accès dans des conditions satisfaisantes, à ce que les enfants en bénéficient même pendant les congés scolaires et à ce que les fonds ne soient pas constitués en fonction des seuls projets pédagogiques.

- Les dépôts scolaires "publics particuliers". Contrairement à certaines idées reçues, il n’y a aucune raison de considérer que les enfants d’âge scolaire constituent un public qui doit être radicalement isolé des autres.

Il convient donc de fermer systématiquement ce type de dépôt et de desservir les enfants dans le cadre de la desserte "tous publics" telle qu’elle est définie plus haut. Si la commune bénéficie déjà d’une desserte "tous publics" (bibliothèque municipale, relais-bibliothèque ou simple dépôt) le nombre de documents déposés devra être augmenté en conséquence.

Si la commune ne bénéficie pas encore d’une telle desserte, une solution de regroupement de tous les dépôts, scolaires et autres, devra être étudiée très rapidement.

b) Le prêt direct scolaire

Le prêt direct scolaire - accès direct de l’ensemble des élèves d’un établissement, classe par classe, sous la conduite de leur maître, à un bibliobus réservé à ce mode de desserte - a fait l’objet d’une expérience pilote lancée dans 8 BCP entre 1968 et 1974 : Indre-et-Loire, Cantal, Doubs, Seine-et-Marne, Tarn, Haut-Rhin, Aube, Charente. Cette opération concernait l’ensemble des établissements d’enseignement primaire et du 1er cycle de l’enseignement secondaire dans toutes les communes du département, y compris celles dont la population dépassait 20 000 hab.

La circulaire du Directeur du Livre du 17 juillet 1978 a rappelé que seules les 8 BCP "pilotes", auxquelles avaient été attribués les moyens en personnel et en véhicules nécessaires, étaient habilitées à pratiquer le prêt direct scolaire, et a invité les autres BCP à ne pas pratiquer ce mode de desserte.

Le bilan du prêt direct scolaire a été fait à2 reprises, en 1973 et en 1981. Il s’en est dégagé les conclusion suivantes :

  • le prêt direct scolaire permet l’accès au livre de tous les enfants des établissements desservis, et préserve leur libertéd e choix.
  • à deux exceptions près les BCP pilotes n’ont jamais pu desservir en prêt direct scolaire la totalité des établissements de leur département.
  • ce système est mieux adapté aux petites structures (quelques classes) qu’aux établissements importants.
  • la desserte des établissements situés dans les villes de plus de 20 000 habitants s’est révélée dès l’origine lourde et problématique.
  • la desserte des collèges s’est révélée moins satisfaisante tant du point de vue du fonctionnement que de celui des résultats que la desserte de l’école élémentaire.
  • la fréquence des passages du bibliobus (entre 3 et 7 par an) est partout considérée comme insuffisante, de même que le temps imparti à chaque classe (20 mn en moyenne) et le nombre d’ouvrages empruntables (1 ou 2) même si ces derniers sont ensuite régulièrement échangés entre les élèves dans l’enseignement primaire.
  • Ce système présente par ailleurs les inconvénients : - du prêt direct (contraintes horaires, absence de consultation sur place, d’animations) ; - de la desserte scolaire en général : la lecture risque d’être perçue par les enfants comme une activité para-scolaire ; - de la fermeture des établissements pendant les vacances scolaires.

Il semble en fait que ce mode de desserte, pour fonctionner d’une manière optimale (desserte de toutes les classes de tous les établissements concernés, augmentation du temps imparti à chaque classe, resserrement des fréquences de passage, accroissement des collections) aurait nécessité des moyens encore beaucoup plus considérables que ceux - pourtant déjà importants, et sans commune mesure avec les moyens de la desserte "tous publics" - qui avaient été attribués aux BCP "pilotes".

Par ailleurs, la quasi-totalité des BCP pilotes s’accorde pour penser que le prêt direct scolaire ne peut pas, de toutes façons, rendre les mêmes services qu’une bibliothèque municipale ou un relais-bibliothèque dont les avantages ont été énumérés plus haut.

Pour toutes ces raisons, le moment me semble venu de mettre fin au caractère expérimental du prêt direct scolaire. Je sais que, ces dernières années, certaines des BCP pilotes, appuyées en cela par la Direction du Livre et de la Lecture ont commencé à se désengager u prêt direct scolaire, et je les en félicite. Ce désengagement, qui doit désormais être considéré par les 8 BCP concernées comme une priorité, sera envisagé de la manière suivante :

  • Suppression totale au 1. l0. 1985, du service qui serait encore assuré dans les villes de plus de 20 000 habitants ainsi que l’ai déjà demandé à plusieurs reprises.
  • A la même date, arrêt du prêt direct scolaire dans les communes disposant d’une bibliothèque municipale.
  • Redéploiement progressif des moyens affectés au prêt direct scolaire au bénéfice de la desserte "tous publics", étant bien entendu que, chaque fois qu’un prêt direct scolaire est supprimé, des solutions de remplacement doivent être proposées : dépôt de livres d’enfants en nombre suffisant dans le relais-bibliothèque ou la bibliothèque municipale de la commune, prêt direct "tous publics" le cas échéant.

c) Le prêt de séries

En dépit des instructions données à ce sujet dans la circulaire du Directeur du Livre du 17 juillet 1978, quelques BCP continuent à prêter des séries de livres pour la lecture suivie. Je tiens à réaffirmer que ce type d’action ne relève pas des missions des BCP, et que celles qui le pratiquent encore doivent s’en désengager le plus rapidement possible.

IV. La Coopération

Les bibliothèques centrales de prêt - service public de la lecture dans le cadre du département, pour les communes de moins de 10 000 habitants - font partie du réseau des bibliothèques publiques. A ce titre, elles entretiennent naturellement des relations de coopération avec les autres bibliothèques et les organismes e coopération, au plan local, régional, national, voire international.

Il faut bien entendu distinguer la coopération avec les bibliothèques des communes de moins de la 10 000 habitants, qui consiste essentiellement en prestations de services de la part de la BCP, de la coopération avec les autres bibliothèques et organismes, qui sont pour la BCP des partenaires et/ou des prestataires de services.

1) La coopération avec les bibliothèques des communes de moins de moins de 10 000 habitants

Elle porte notamment sur :

a) la formation professionnelle. La cohérence et l’efficacité de l’action de la BCP reposent sur les bibliothécaires et les employés des petites communes ainsi que sur les dépositaires bénévoles. Il faut donc que ceux-ci acquièrent ou entretiennent les connaissances nécessaires à l’exercice de leurs fonctions. Pour cela laBCP peut :

  • participer à l’enseignement dispensé par les centres régionaux de l’ENSB (préparation au CAFB) : accueil de stagiaires, interventions du personnel de la BCP
  • travailler en collaboration avec le Centre de formation des personnels communaux
  • organiser elle-même des cycles d’enseignement élémentaire et dée actions de formation continue sur des thèmes divers.
  • constituer un fonds de documentation professionnelle.

b) L’informatique. L’informatisation des BCP, au moyen du système de gestion intégré des bibliothèques, Libra, est actuellement en cours. A mesure que les BCP maîtriseront leur propre gestion informatisée et seront dotées des équipements adéquats, elles pourront jouer un rôle de prestataires de service vis à vis des bibliothèques des petites communes, et les faire bénéficier de toutes les possibilités de l’informatique, notamment dans le domaine des acquisitions, du catalogage, des catalogues collectifs, du prêt et des réservations de documents, des statistiques.

c) Conseils techniques - Services techniques. La BCP est le conseiller naturel des petites communes dans tout ce qui touche de près ou de loin l’organisation et le fonctionnement de leur bibliothèque. Elle met à leur disposition un ensemble de services communs :

  • Collections. La BCP fournit aux bibliothèques des petites communes les conseils et la documentation nécessaires pour la constitution de leur fonds propres (périodiques spécialisés, catalogues, bibliographies).

En ce qui concerne les fonds anciens, si la BCP n’a pas elle-même une mission de conservation, elle doit en revanche conseiller les communes pour la conservation, le catalogage et la mise en valeur des fonds anciens qu’elles pourraient posséder, et les orienter si besoin vers les services compétents en matière de patrimoine.

  • Bâtiments. La BCP peut être consultée pour tout projet de construction, d’aménagement ou d’installation de bibliothèque. Dans le cas de projets importants, elle adresse la commune aux services compétents.
  • Mobilier, matériel et fournitures. La BCP dispose d’une documentation complète et régulièrement mise à jour sur le mobilier, le matériel et les fournitures spécialisés. Elle conseille les petites bibliothèques dans leurs achats. Elle peut organiser des groupements d’achats, afin d’obtenir des fournisseurs les meilleurs tarifs possibles.

La BCP possède un service de prêt de mobilier et de matériel spécialisés (fichiers, rayonnages, bacs à albums) dont elle fait bénéficier les petites communes lors de la création ou de l’extension d’une bibliothèque. Elle peut également prêter ponctuellement du matériel d’exposition et d’animation (panneaux, magnétoscope).

  • Ateliers. Les centrales construites des BCP disposent, dans la plupart des cas, de locaux à usage d’ateliers. Je ne vois pour ma part aucun inconvénient à ce que ces ateliers (reliure, imprimerie, photo, etc.), dans la mesure où leurs moyens en matériel et en personnel spécialisé le leur permettent, effectuent des travaux pour le compte des bibliothèques des petites communes.

d) L’animation. L’ensemble des activités d’animation menées par la BCP a pour but de mettre en valeur son fonds documentaire d’une part, et d’attirer dans ses relais un nouveau public, d’autre part. A ce titre, l’animation est un secteur privilégié de la coopération entre la BCP et les bibliothèques des petites communes.

La coopération dans le domaine de l’animation peut revêtir des formes très diverses :

  • Montage d’expositions,
  • Diffusion de catalogues imprimés de la BCP et de matériel publicitaire (affiches, dépliants, tracts, plaques de signalisation),
  • Publication d’une revue,
  • Participation aux différentes manifestations locales,
  • Organisation de conférences, débats, rencontres, heures du conte, etc.
  • Présentation de spectacles de toute nature (théâtre, musique, cinéma).

Les associations d’amis des BCP, qui ont été autrefois créées, comme vous le savez, pour faciliter la collaboration entre le service public de l’Etat et les collectivités territoriales, vont être amenées, dans la grande majorité des cas, à réviser leurs objectifs et leur fonctionnement dans la perspective du transfert des BCP aux départements. Il appartiendra assurément à chaque association de décider de son avenir, mais je suis convaincu qu’en raison de la souplesse de leur fonctionnement, et du caractère informel qu’y revêtent les relations entre les différents partenaires, les associations d’amis des BCP demeureront ou deviendront, dans de nombreux cas, des supports privilégiés de l’animation et même d’autres dimensions de la coopération entre bibliothèques.

2. La coopération départementale, régionale, nationale

a) L’échelon départemental. Au niveau départemental la Bibliothèque centrale de prêt est, avec les grandes bibliothèques municipales du département et éventuellement la bibliothèque universitaire, un partenaire essentiel de la coopération dans de nombreux domaines : circulation de 1’information bibliographique, élaboration de catalogues collectifs, prêt interbibliothèques, organisation des acquisitions et des éliminations, fonds local, formation professionnelle, animation, etc. Ces actions de coopération peuvent le cas échéant faire l’objet d’une convention.

La BCP entretient également des relations privilégiées avec d’autres services publics (Culture, Education Nationale, Jeunesse et Sports, Agriculture, etc.) avec différents organismes et associations(Fédération des oeuvres laïques, Foyers ruraux, Bibliothèques pour tous, etc.), ainsi qu’avec les secteurs de la diffusion du livre (libraires) et de la création littéraire (auteurs éditeurs).

b) L’échelon régional. Tout indique que la région constitue un cadre privilégié de la coopération entre bibliothèques pour la mise en oeuvre d’un certain nombre de fonctions. Plusieurs services régionaux décentralisés de coopération sont ainsi en cours de constitution à l’initiative des collectivités intéressées et avec le concours actif de 1’Etat. Ces service sont notamment pour missions d’être prestataires de service dans les domaines suivants :

  • Information bibliographique (articulation du réseau régional sur le réseau national, catalogues collectifs régionaux) ;
  • Action culturelle (animation, audiovisuel, intervention en direction des publics spécifiques, promotion du livre et de la création littéraire) ;
  • Formation professionnelle initiale et continue ;
  • Conservation et mise en valeur des fonds patrimoniaux.

Les BCP des départements, en tant que coopérateurs sont invitées à participer de façon active à la mise en oeuvre de ces services.

c) L’échelon national. Les structures régionales de coopération ne sauraient couvrir l’ensemble des besoins en matière de coopération, et il est indispensable qu’un certain nombre de fonctions soient conduites à 1’échelon national.

L’année 1985 a vu 1a naissance du centre national de coopération des bibliothèques publiques à Massy, service extérieur de l’Etat rattaché à la Direction du Livre et de la Lecture, ce centre fournira des prestations aux structures régionales de coopération et aux bibliothèques dans les secteurs suivants :

  • Information bibliographique (administration de la base bibliographique des bibliothèques publiques ; catalogues collectifs) ;
  • Patrimoine des bibliothèques (désinfection, désacidification, restauration, microfilmage) ;
  • Formation initiale et continue ;
  • Animation et action culturelle ;
  • Desserte des publics spécifiques ;
  • Nouvelles technologies.

Le Centre national de Coopération coordonnera les actions des Centres régionaux. Il travaillera en collaboration avec tous les organismes ayant vocation à la Coopération (Bibliothèque Nationale, Bibliothèque Publique d’Information, Direction des Bibliothèques, des Musées et de l’Information scientifique et technique).

Ainsi parties prenantes de la Coopération à tous les échelons, les BCP seront plus fortes pour aborder la décentralisation et jouer avec le maximum d’efficacité leur rôle de service public de la lecture dans le département.

* * *

A partir de 1986, il appartiendra aux Présidents des Conseils Généraux de définir l’action des BCP qui leur auront été transférées. Connaissant l’intérêt que les départements portent déjà aux BCP, - intérêt qui s’est notamment concrétisé ces dernières années par la création de près de quatre cents emplois départementaux et l’attribution de nombreux fonds de concours pour la construction des bâtiments centraux - je ne doute pas qu’ils s’attacheront à développer les BCP dans le sens d’une meilleure desserte de tous les publics des petites communes et des orientations définies dans cette circulaire.

Pour le Ministre de la Culture
Le Directeur du Livre et de la Culture
Jean GATTEGNO

Ministère de la culture. Direction du livre et de la lecture. Circulaire DLL 6 n° 85 -47 du 1er août 1985