Internet à la Bibliothèque publique et universitaire de Genève
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Présentation de
la Bibliothèque
La Bibliothèque publique et universitaire (BPU) de Genève
est fondamentalement une bibliothèque scientifique. Elle a été
fondée en 1560 par Jean Calvin. Elle est dépositaire du Dépôt
légal genevois (nous n'avons pas de dépôt légal national
dans notre pays). Elle compte aujourd'hui près de 2 millions de volumes.
C'est donc une bibliothèque patrimoniale, autrefois encyclopédique
qui a aujourd'hui abandonné la médecine et les sciences " dures "
pour se concentrer sur les sciences humaines au sens le plus large.
Notre bibliothèque est ouverte gratuitement à tout le public
genevois dès 16 ans, mais les étudiants de l'Université
de Genève constituent environ 80 % de notre public. Les étudiants,
les chercheurs et le public de France voisine (Ain, mais surtout Haute-Savoie
et Savoie) sont également accueillis comme lecteurs dans notre bibliothèque.
La Ville de Genève a conclu des accords d'accès réciproque
aux bibliothèques avec les villes d'Annemasse et Thonon-les-Bains.
La BPU est informatisée depuis 1984, date à partir de laquelle
toutes nos nouvelles acquisitions sont placées dans notre catalogue informatisé.
Une opération de rétroconversion est actuellement en cours. Nous
avons toujours travaillé dans le cadre du Réseau des bibliothèques
romandes et tessinoises (RERO), d'abord en utilisant Sibil, et depuis deux ans
VTLS. La Suisse romande a donc constitue un catalogue collectif (Genève,
Lausanne, Fribourg, Neuchâtel, Sion et Tessin); il s'agit de la base de
données RERO qui est accessible sur Internet à l'adresse suivante:
Infrastructure
informatique pour les bibliothèques scientifiques de la Ville de Genève
Toute la Ville de Genève est câblée en mode TCP/IP et
est donc connectée à Internet, postes de catalogage, OPAC, prêt,
mais aussi administration, comptabilité, etc. Un réseau FDDI relie
la plupart des grands services de la Ville, parmi lesquels la BPU.
Internet à la
Bibliothèque
Nous avons installé au début 1997 environ 15 postes d'accès
public un peu partout. Il s'agit de PC Pentium 120 et 130 MHz. Tous ces postes
OPAC s'ouvrent d'abord sur une page d'accueil présentant de façon
prédominante le catalogue collectif romand et la base " Ville de
Genève ".
Les pages Web de notre Municipalité concernant la culture renvoient
aux pages et au catalogue de la Bibliothèque.
On arrive ensuite sur le logiciel client VTLS. Tous les postes OPAC (comme
les postes professionnels du reste) peuvent charger les logiciels Netscape ou
Internet Explorer. Potentiellement tous nos OPAC permettent donc d'aller naviguer
sur Internet. Nous nous sommes naturellement posés la question de laisser
ces postes à la discrétion de nos lecteurs. Nous avons finalement
choisi de limiter de façon assez stricte leur utilisation. Nos lecteurs
peuvent donc se promener en mode client VTLS sur la base RERO, ainsi que sur
les bases locales du Réseau romand (Genève, Lausanne, etc.). Mais
nous avons également ouvert nos postes aux autres grandes bibliothèques
suisses (le réseau Bâle-Berne qui utilise encore Sibil, mais va
passer à Aleph, la Bibliothèque nationale suisse qui utilise VTLS,
le réseau zurichois Ethics+ qui passera également à Aleph,
les bibliothèques de Saint-Gall, etc.) soit au total une douzaine de
sites suisses autorisés. Nous avons bloqué tout autre site sur
Internet.
Est-ce la bonne solution ? Après 18 mois de fonctionnement, nous
ne pouvons pas encore répondre de façon définitive. Ce
qui est sûr, c'est que nous ne voulions surtout pas nous transformer en
Cyber-café. Nous avons également un réseau de CD-Rom, environ
20 disques sont en ligne (Electre, BN-Opale, British Library, Francis, etc.).
La aussi, il s'agit de bases bibliographiques ou documentaires. En-dehors des
accès professionnels, nous n'avons pour l'instant que deux postes dédiés
à cette consultation spécifique et nous examinons la possibilité
de donner accès à ce serveur a travers nos postes OPAC.
Toutes ces utilisations sont gratuites, nous n'avons pas l'intention de
les faire payer (à moins que nos autorités politiques ne nous
le demandent). Nous souhaitons par contre brancher les imprimantes (surtout
pour les CD-Rom) sur des monnayeurs compatibles avec nos photocopieurs.
Reste naturellement ouvert le problème de l'accès aux documents
primaires électroniques. Dans la base RERO, nous avons, en guise de tests,
attaché quelques documents de ce type à des notices du catalogue
collectif. Nous pouvons donc du point de vue technique facilement basculer du
catalogue aux documents numériques par un simple " clic ".
Au niveau technique, la solution est donc maîtrisée, mais les problèmes
posés par cette ouverture sur les documents primaires numériques
posent d'innombrables difficultés nouvelles que nous ne savons pas encore
gérer. Nous avons donc décidé de bloquer provisoirement
cette procédure car elle permettait la navigation sur l'ensemble de l'Internet.
A terme nous devrons certainement revoir notre position, mais avec des moyens
sécurisés.
Genève, octobre 1998
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Pour les problèmes généraux sur la bibliothèque : |
Alain
Jacquesson |
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Pour les problèmes informatiques : |
Alexis.Rivier |
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